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Vous avez réussi à mettre un peu d'argent de côté. Vous ne voulez pas l'immobiliser, mais pourquoi ne pas le faire fructifier tant que vous n'en avez pas besoin ? Voici la sélection de Stop arnaques pour placer vos petites économies !
Il s'agit de comptes rémunérés et réglementés par l'État. Leur taux de rendement a été rehaussé depuis le 1er août 2007. Ils rapportent au minimum 3 %. Le point positif : ils sont totalement exonérés d'impôt ! Parce qu'ils sont garantis par l'État, ce sont des placements sûrs. Mais les pouvoirs publics en limitent le cumul. Globalement, chacun ne peut être titulaire que d'un produit par catégorie de livrets réglementés. Parfois même, il est impossible de cumuler certains types de livrets. Ainsi, un même individu ne peut détenir qu'un seul livret A ou un seul livret Bleu. En revanche, il est permis de cumuler un livret A ou un livret Bleu avec un livret de développement durable (LDD), un livret d'épargne populaire (LEP), un livret jeune. Le montant des sommes que vous pouvez y placer est également plafonné. Il en existe cinq sortes.
Les livrets A proposés par la Banque postale et la Caisse d'épargne et le livret bleu disponible au Crédit mutuel. Rendement net 3 %.
Ils sont accessibles à toute personne majeure ou mineure. Le montant maximum des dépôts est limité à 15 300 euros. Le dépôt initial est de 1,5 euro pour le livret A et, en général, de 15 euros pour le livret Bleu.
Le livret de développement durable (LDD). Rendement net 3 %
C'est la nouvelle appellation du CODEVI depuis janvier 2007. Il n'est ouvert qu'aux personnes majeures imposées et dans la limite de deux LEP par foyer fiscal, un par conjoint ou concubin. Il permet de disposer d'une épargne de précaution jusqu'à 6 000 euros (4 600 euros auparavant). Le versement minimum d'ouverture est de 15 euros, vous pourrez l'alimenter par la suite à votre rythme, occasionnellement ou régulièrement à hauteur de 15 euros également. Sa rémunération est calculée par quinzaine, du 1er au 15 et du 16 au dernier jour du mois. Vous ne payez aucun impôt sur le revenu ni prélèvements sociaux sur les intérêts qu'il vous rapporte. La somme que vous placez sur votre CODEVI est toujours disponible. Ce type d'épargne est gratuit et n'engendrera aucun frais.
Le livret d'épargne populaire (LEP). Rendement 4%
Si vous êtes non imposable ou avez payé au maximum 722 euros d'impôt sur le revenu en 2006 (sur présentation de votre avis d'imposition à votre conseiller financier), choisissez le livret d'épargne populaire. Avec un taux de 4 %, c'est le plus rentable ! En effet, après un dépôt d'ouverture minimum de 30 euros, celui-ci offre la possibilité d'économiser jusqu'à 7 700 euros. Vous pourrez également l'alimenter à votre rythme par voies habituelles (remises de chèques, dépôts d'espèces ou virements). Il ne peut être ouvert que deux LEP par foyer fiscal, un par conjoint ou concubin. Il peut être très utile lors d'un emménagement ou pour vous aider à réaliser un projet comme un voyage ! Sa durée est illimitée tant que vous remplissez chaque année la
condition de non-imposition ou si elle est en deçà ou égale au seuil fixé. Sans frais et non bloqué, le LEP fonctionne comme les autres épargnes.
Le livret jeune. Rendement 4 % net
Il est proposé, par toutes les banques, aux 12-25 ans. Si vous avez moins de 16 ans, il vous faut l'autorisation de vos parents ou de votre tuteur légal. C'est un compte épargne sans frais. Il vous permet de placer jusqu'à 1 600 euros
(maximum) à un taux attractif de 4 % net d'impôts. Pour en bénéficier, il vous suffit de déposer un minimum de 15 euros que vous pouvez alimenter dès que vous le souhaitez. L'avantage, c'est que vous épargnez à votre rythme et votre argent reste disponible à tout moment (aucun frais de clôture ne vous sera demandé). Mais attention vous ne pouvez souscrire qu'à un seul livret jeune
Livrets défiscalisés, attention : les intérêts sont calculés par quinzaine !
Les livrets défiscalisés rapportent chaque année des intérêts qui s'ajoutent au capital et produisent à leur tour des intérêts. Ces derniers sont calculés selon une méthode particulière, c'est-à-dire non pas jour par jour mais par quinzaine civile. Les versements ne produisent des intérêts qu'à partir du début de la quinzaine suivante et les sommes retirées cessent de produire des intérêts au début de la quinzaine en cours. Ainsi, une somme versée le 2 et retirée le 14 du même mois ne produira aucun intérêt. Il en ira autrement si cette somme est déposée avant le 1er ou retirée après le 16. Il vaut donc mieux bien gérer les dates de ses opérations.
Parmi les produits soumis à l'impôt, les parts de SICAV (société d'investissement à capital variable) et de FCP (fonds commun de placement)
ainsi que les « super livrets » sont intéressants. Soyez vigilant quant au rendement présenté par les banques, car les taux sont annoncés avant impôt ! Sur le plan de la fiscalité, ils bénéficient tout de même d'un avantage important si vous ne placez pas de grosses sommes : en dessous d'un seuil de cession annuel de 20 000 euros (pour les cessions réalisées en 2007), les plusvalues sont exonérées d'impôt. Au-delà, elles supportent un prélèvement libératoire s'élevant à 16 % et des prélèvements sociaux à hauteur de 11 %, soit une imposition totale de 27 %.
Les SICAV et FCP. Rendement entre 2 et 4 % brut (soit 1,46 à 2,92 % net)
Ils font partie de la famille des OPCVM (organismes de placements en valeurs mobilières) et sont composés de titres (bons du trésor, certificats de
dépôt...). De nombreuses banques proposent des parts à partir de quelques dizaines d'euros seulement. Ils offrent la garantie de récupérer votre capital à tout moment. Si vous vous intéressez à la bourse, ils permettent d'acheter des parts d'un jour à l'autre et de les revendre aussi rapidement, un peu plus cher. Le gain moyen réalisé correspond à l'équivalent d'un rendement annuel de 3 % hors impôt, ce qui n'est pas plus intéressant que les livrets réglementés. Toutefois, avec la remontée des taux financiers, le taux de rendement des SICAV monétaires s'améliore et peut aller jusqu'à 3,90 % brut. En outre, à la différence des livrets défiscalisés, ils n'imposent aucune limite de dépôt. Sachez que ces placements impliquent parfois le paiement de frais d'entrée et de sortie lors de l'achat et de la vente des titres, voire de frais de garde.
Les super livrets. Rendement de 3 à 3,50 % brut (soit 2,2 à 2,25 % net)
Accessibles dès 15 euros, ils sont proposés par les banques directes, c'est à-dire sans guichets (ING Direct, Axa banque, banque AGF, Cortal
Consors, Covefi, etc.), qui sont libres de fixer leurs conditions de souscription. Celles-ci sont donc en général simplifiées, immédiates et n'exigent pas de changer de banque. Là où les livrets bancaires dits classiques des autres réseaux tournent actuellement autour de 2 à 2,5 % avant impôts, les « super livrets » atteignent, eux, 3 à 3,50 % en moyenne. Leur taux est cependant inférieur, après impôt, à celui des livrets défiscalisés. En revanche, ils permettent de faire fructifier des montants de dépôts beaucoup plus importants. Enfin, ils sont rémunérés au jour le jour alors que les
livrets classiques sont rémunérés à la quinzaine.