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Cas pratiques15-01-11

 

Mon mari a signé un accord amiable pour un accident de voiture, il souhaite revenir sur sa décision. Que faire ?

photo accordMon mari, mon fils et moi-même avons été victimes d'un accident de voiture en février dernier. Le véhicule en face étant en tort, j'ai porté plainte pour obtenir réparation des dommages corporels subis. Mon mari et mon fils ont signé un accord amiable proposé par l'assurance de la partie adverse. De mon côté, je n'ai rien signé, mon audience aura lieu prochainement. Mon époux et mon fils peuvent-ils contester cet accord amiable afin d'obtenir des dommages et intérêts plus importants ? Leur signature peut-elle porter préjudice à mes droits ?

Comment doit agir le couple ?

• Une fois que son mari a signé l'accord amiable, il dispose d'un délai de 15 jours pour le dénoncer. Pour ce faire, il doit envoyer à l'assurance une lettre recommandée avec AR. Passé ce délai, l'accord est entériné. Le mari de Pauline ne peut alors plus poursuivre le conducteur en tort devant les tribunaux. Mais si son état s'aggrave après la signature de l'accord, l'assurance peut rouvrir le dossier.


• Si l'offre est acceptée, une indemnité doit être versée dans les 45 jours. Au-delà, l'assureur devra des intérêts.


• En revanche, Pauline ayant refusé l'accord à l'amiable, elle peut se constituer partie civile pour poursuivre le conducteur responsable devant le tribunal de police, le tribunal correctionnel ou un tribunal civil, afin d'obtenir des dommages et intérêts pour atteinte à l'intégrité physique.

Les conseils de Me Eric de Caumont

• Pour les victimes directes, l'assurance du responsable de l'accident doit présenter une offre d'indemnité, dans un délai maximum de trois mois à compter de la date d'indemnisation et de huit mois à partir de l'accident. L'offre comprend tous les éléments du préjudice. Si la victime n'est pas rétablie dans les trois mois suivant l'accident, l'offre présente un caractère provisoire. Si l'assurance ne respecte pas les délais, elle versera des intérêts sur les indemnités au double du taux légal à compter de l'expiration du délai et jusqu'au jour de l'offre ou du jugement définitif.


• Le montant des indemnités doit correspondre aux dommages subis : frais médicaux, biens abîmés, incapacité temporaire de travail, souffrances physiques, préjudice esthétique, préjudice économique, préjudice d'agrément, séquelles défi nitives (incapacité permanente partielle). Son montant ne peut ainsi être établi que lorsque l'état du plaignant sera stabilisé. L'assurance pourra demander à un médecin expert de déterminer les suites défi nitives des blessures. L'assistance du médecin traitant lors de cette expertise est utile.


• Si la victime refuse l'offre amiable négociée entre les compagnies d'assurance, bien souvent il lui revient d'assumer seule la procédure devant les tribunaux. Si la victime va à l'encontre de l'avis de son assurance lui conseillant de signer un accord amiable, elle doit ainsi en supporter les conséquences sans l'aide ni l'intervention de la compagnie d'assurance. Mais si elle obtient plus du tribunal, son assurance devra lui rembourser ses frais de procès (notamment d'avocat).

  

Les Points de Droits

  • Article 3 de la loi n°85-677 du 5 juillet 1985

    Loi tendant à l'amélioration de la situation des victimes d'accidents de la circulation et à l'accélération des procédures d'indemnisation. Les victimes, hormis les conducteurs de véhicules terrestres à moteur, sont indemnisées des dommages résultant des atteintes à leur personne qu'elles ont subis, sans que puisse leur être opposée leur propre faute à l'exception de leur faute inexcusable si elle a été la cause exclusive de l'accident.
  • Article 22 de la loi n°85-677 du 5 juillet 1985

    La victime peut, dans le délai prévu par l'article 2270-1 du code civil, demander la réparation de l'aggravation du dommage qu'elle a subi, à l'assureur qui a versé l'indemnité.
  • Article 2270-1 du code civil

    Les actions en responsabilité civile extracontractuelle se prescrivent par dix ans à compter de la manifestation du dommage ou de son aggravation.

 

5 commentaires

  • licy94 / 19-04-12 - 11:13
    Bonjour,
    Mon fils a eu un accident de voiture le 10 février 2012, il est assuré au tiers. Il a été victime d'un refus de priorité. La compagnie AXA son assureur lui dit ne pas pouvoir lui donner l'autorisation de faire réparer son véhicule, car la compagnie adverse ASSOR ne répond pas au téléphone, ni aux courriers. Que pouvons-nous faire dans une situation pareille. Merci par avance de votre réponse.
  • Micheleyoyo@hotmail.fr / 01-02-11 - 11:22
    bjr maitre je voudrais poser une question voila 4 ans j ai etais victime d un accident de la circulation depuis invalide a 70% pas encore indemnise je voudrais savoir combien de temps peut durer la (procedure) je n ai percu pour l instant environ que 15000 euros a combien dois je m attendre , et savoir aussi si c est a moi de payer les ambulances pour les experts medicaux et tous le toutim MERCI MAITRE
  • dringolette / 20-01-11 - 23:30
    Bsr
    Que faire apres le refus du procureur de ne donner suite à un delit de fuite alors qu il y a un blessé ?
    Que faire lorsque l assurance tarde a faire une proposition d'indemnisation alors que l expertise a eu lieu le 18 aout 2010 et que nous sommes le 20 janvier 2011?

    Merci de votre aide

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